Jeu libre ou Jeu dirigé ?

Le jeu libre consiste à laisser l’enfant jouer en toute autonomie, selon ses envies du moment, sans intervention de l’adulte. L’archétype est le KAPLA. Nous avons consacré un article à la définition du jeu libre.

Par opposition, le jeu dirigé est orienté, guidé par une personne ou une règle de jeu. C’est le cas de la quasi totalité des jouets et jeux pour enfants. On peut citer comme exemple les jeux vidéo, les jeux de société, les puzzles…

Le jeu libre : quel avantage ?

C’est l’enfant qui dirige. En conséquence, il va choisir une activité qui va correspondre à son intérêt du moment, et qui sera adaptée à ses compétences (celles qu’il maîtrise et/ou celles qu’il souhaite acquérir).

Si vous choisissez et menez le jeu à sa place, parce que vous souhaitez qu’il s’amuse, ou qu’il apprenne quelque chose de nouveau, vous risquez d’être déçu. Il y a un risque que votre enfant boude l’activité ou le jeu, parce que celui-ci ne correspond pas à ce qu’il recherche à ce moment-là. De même, si vous intervenez trop dans le jeu de votre enfant, il pourrait s’en désintéresser.

Faut-il bannir le jeu dirigé ?

Bien évidemment que non ! De manière générale, le jeu sert à s’amuser, prendre du plaisir et échanger avec ses enfants sur un mode différent. Et l’offre est infinie, vous trouverez forcément de quoi créer de bons souvenirs en famille.

Pour les enfants plus jeunes, proposez lui systématiquement un jeu libre. Restez près de lui, observez-le. Il vous invitera à jouer avec vous s’il le désire.

Car le jeu libre est d’autant plus important que l’enfant est jeune. En effet, il sera plus difficile pour lui d’expliquer pourquoi il n’est pas intéressé/capable, et c’est frustrant en tant que parent. 

Au contraire, si vous laissez votre enfant jouer seul et librement, vous aurez tout le loisir de l’observer, soit juste pour le plaisir d’admirer votre œuvre d’art (votre enfant ^^), soit pour étudier ses intérêts du moment, ses compétences et ses apprentissages en cours. Lorsque l’occasion se présentera, vous pourrez entamer avec lui une conversation sur ses préoccupations, ou lui proposer de nouvelles activités adaptées à ses savoirs-faire. 

Un exemple personnel pour illustrer

Quand ma fille avait 12 mois et faisait ses premiers pas, au parc elle n’était intéressée que par une seule chose. Pas le toboggan, ni la balançoire. Non. Juste par les petites pentes formées par le bitume entre l’herbe et les aires de jeu. Elle passait tout son temps à monter et à descendre ses petites pentes. Et elle tombait à peu près à chaque fois. Notre réflexe était donc de rester auprès d’elle et de lui tenir la main pour lui éviter de tomber. Sauf que dès que nous faisions cela, elle s’éloignait et allait se trouver une autre pente… loin de nous… Tout simplement parce que son objectif, après avoir appris à marcher, était de réussir à monter et descendre ces pentes seule, et sans tomber. Et notre intervention la freinait dans sa progression, parce que l’équilibre pour elle n’était pas le même lorsqu’un adulte lui donnait la main. Aussi cela l’empêchait d’acquérir cette nouvelle compétence qu’elle convoitait. Nous avons donc pris notre parti de la laisser… tomber… et tomber encore…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut